lundi 26 mars 2007

Le voile et la confiance

L'histoire du droit de porter le voile musulman aux bureaux de scrutin pour exercer son droit de vote, ayant soulevé un tollé dans les médias, aura servit à démontrer une chose aux Québécois: L'État ne leur fait pas confiance.

Il ne s'agît pas ici d'une question d'accomodement raisonnable envers une minorité culturelle et religieuse comme le suggèrent les médias et les chefs des principaux partis. C'est plutôt une question de droits du citoyen et de confiance de l'État envers celui-ci.

La loi électorale stipule très clairement qu'un citoyen n'a pas à s'identifier avec une pièce d'identité officielle pour exercer son droit de vote. S'il le désire, il peut simplement prêter serment comme quoi il (ou elle) est bel et bien qui il dit être, ou encore se présenter avec une personne qui témoignera de son identité.

Les modifications à la loi électorale que le DGE a fait à la dernière minute pour se plier aux exigences des politiciens démontre que l'État n'a aucune confiance envers les électeurs.

La majorité des gens qui se présentent pour voter n'hésiteront pas à montrer une pièce d'identité pour prouver qui ils sont. Par contre, ceux qui n'en ont pas se voient maintenant perdre leur droit de vote alors qu'il y a quelques semaines, ils pouvaient encore l'exercer.

Dans une société comme la notre, pour enlever un droit à un ou plusieurs citoyens, l'État doit démontrer qu'il s'agît d'une mesure nécessaire pour assurer la protection des droits de la majorité ou encore pour assurer leur sécurité, et que si cette mesure n'est pas adoptée, les conséquences seront plus graves que si elle l'est.

La décision du DGE ne passe pas ce test. Tout au plus, on peu supposer qu'une dizaine de femmes voilées de la tête au pieds iront exercer leur droit de vote aujourd'hui. Est-ce vraiment nécessaire de ne pas leur faire confiance? Même si quelques personnes tentaient de se voiler le visage pour voter de façon frauduleuse, ces votes seraient d'une portée minime sur le résultat final. Pour que quelqu'un puisse tricher de cette façon, il devrait non seulement connaître le nom et l'adresse d'une personne sur la liste électorale, mais cette personne devra préalablement avoir décidé de ne pas voter. Hors, le taux de participation aux élections est d'environ 70%. Cela veut dire qu'il n'est pas particulièrement facile d'opérer une telle manoeuvre de façon à ce que l'impact soit perçu sur le résultat final du scrutin.

Si les politiciens se demandent pourquoi les citoyens ont perdu toute confiance envers l'État, c'est que l'État ne leur en accorde plus aucune. La confiance c'est comme le respect, plus on en donne, plus on en reçoit.

Si l'État suppose que le citoyen est libre, alors le citoyen n'a pas à lui prouver son identité. Malheureusement, j'ose croire que les autorités étatiques nous prennent plutôt pour leurs sujets que pour leurs maîtres.

samedi 10 mars 2007

C'est parti!

La Coalition des esprits libres-Québec est une coalition de jeunes de la région de Québec motivés par l'idée de redonner un souffle de liberté au Québec et ainsi critiquer l'interventionnisme de l'État qui s'active dans tous les pans de la société.

Ces jeunes sont plus que jamais critiques envers le fameux "modèle québécois" et désirent résolument qu'un souffle de liberté balaie la province pour laisser davantage de place à l'initiative, à la responsabilité individuelle et au libre-marché.

Pertinence du dégel des frais de scolarité, d'une présence accrue du privé en santé, d'une réforme de l'assistance sociale, de la réduction des impôts pour les contribuables, d'une réforme des normes au niveau des syndicats, de la sous-traitance dans les services publics seront des sujets touchés aussi sur ce blogue.

Mais plus généralement, ce blogue fera honneur à la liberté en tant que philosophie générale de l'action humaine au niveau économique et à des valeurs tels que la responsabilité, l'excellence et la solidarité intergénérationnelle.